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Le cinéaste chinois Wong Kar-wai Prix Lumière 2017, après Martin Scorsese et Catherine Deneuve.

le Jeu 15 Juin - 14:35
Wong Kar-wai
Prix Lumière 2017
王家衛
 


© Nicolas Guérin
 
C’est le cinéaste chinois Wong Kar-wai qui recevra le prochain Prix Lumière, succédant à Martin Scorsese et à Catherine Deneuve. Il lui sera remis lors de la 9e édition du festival Lumière qui se tiendra à Lyon et dans la Métropole du samedi 14 au dimanche 22 octobre 2017.
Décerné par l’Institut Lumière, le Prix Lumière est attribué à Wong Kar-wai pour ses films inclassables qui sont autant d’éclats de beauté, pour la trace qu’il laisse déjà dans l’histoire du cinéma, pour ce que son oeuvre a de splendide et d’inachevé, pour les néons de Hong Kong et les neiges de Mandchourie, et parce que les lunettes noires, c’est quand même très classe.

« C’est un grand honneur pour moi d’être le récipiendaire de ce prix et une grande fierté de rejoindre ceux qu’il a déjà distingués, a déclaré Wong Kar-wai. D’appartenir, d’une certaine manière, à cet Institut inspiré par les fondateurs du cinéma, me rend extrêmement humble. Je suis déjà impatient d’être en octobre, à Lyon. »



Wong Kar-wai est né en 1958 à Shanghai. A l’âge de 5 ans, il émigre à Hong Kong avec sa mère. C’est en sa compagnie que Wong Kar-wai passe de nombreux après-midis dans les salles de cinéma, absorbant parfois 2 à 3 classiques hollywoodiens par jour, ainsi que des westerns, que sa mère affectionnait particulièrement. C’est lors de ses études d’arts graphiques à l’Ecole polytechnique de Hong Kong que Wong Kar-wai découvre le cinéma européen, la Nouvelle Vague, Bertolucci, Bresson, Godard…
Pendant ses études, il intègre le Production Training Course de la chaine TVB des frères Shaw, et devient assistant de production sur des séries et soap opera à succès. Quittant la télévision pour le cinéma, il entre à Cinema City comme scénariste et, en sept ans, signe de son nom une dizaine de scénarios – au total, il écrira une cinquantaine de scripts.

En 1988, Wong Kar-wai passe à la réalisation avec As Tears Go By, puis Nos années sauvages (1990), Chungking Express (1994), Les Cendres du temps (1994) et Les Anges déchus (1995). Depuis devenus cultes, ses films posent les bases de l’oeuvre de Wong Kar-wai : le temps, l’errance, la mémoire, les blessures de l’amour. Et sa ville : Hong Kong, personnage de ses films. Son cinéma est celui d’une génération, chroniquant une jeunesse perdue et des personnages marginaux. En développant ses propres codes narratifs, il impose un cinéma d’auteur dans le paysage hongkongais jusque-là internationalement connu pour ses films d’arts martiaux ou ses films policiers.
La reconnaissance internationale arrive réellement avec Happy Together (1997), Prix de la mise en scène au Festival de Cannes, et surtout avec In the Mood for Love (2000), formidable succès public et critique. Puis Wong Kar-wai signe 2046 (2004), My Blueberry Nights (2007) et enfin The Grandmaster (2013), à ce jour le plus grand succès de son auteur dans un pays, la Chine, auquel Hong Kong appartient désormais.
Chez lui, Wong Kar-wai est une icône mystérieuse, un artisan apportant un soin infini à créer chaque plan, écrin parfait pour ses acteurs tels Tony Leung, Maggie Cheung, Andy Lau, Zhang Ziyi, Gong Li, Leslie Cheung, Faye Wong, mais aussi Norah Jones, Jude Law, Natalie Portman... Impénétrable derrière ses lunettes noires et ses volutes de fumée, Wong Kar-wai est un cinéaste perfectionniste, obsessionnel, repoussant la fin de ses tournages, rallongeant les mois de montage, comme pour retarder le moment où son film ne lui appartiendra plus complètement. À propos de The Grandmaster, il avoue « À vrai dire, j’aurais aimé que l’expérience de ce film ne s’arrête jamais. »
Mélancolique, visuel, contemplatif, musical, le cinéma de Wong Kar-wai a su rassembler au-delà d’un cercle de cinéphiles et de critiques, un public séduit par cette recherche esthétique et poétique, menée en compagnie de son chef-opérateur Christopher Doyle et son directeur artistique William Chang. « Il est le peintre de la ville et du coeur humain, de nos désirs, de nos secrets et de nos frustrations, écrivent Michel Ciment et Hubert Niogret dans Positif. Ses rapports avec Hong Kong, de même que sa fascination pour les femmes, sont au centre de sa création. Ce par quoi le plus grand metteur en scène de Hong Kong s’apparente aux artistes du romantisme finissant, un Baudelaire ou un Gustave Moreau. Chez eux aussi, au coeur de la beauté exquise se cache une souffrance indicible. »
En plus de 25 ans, Wong Kar-wai a réalisé 10 longs métrages, ainsi que de nombreux courts métrages et clips pour le cinéma, la télévision et la musique. Une oeuvre récompensée par de nombreux prix, en Asie comme dans le monde entier.
Le Prix Lumière sera remis à Wong Kar-wai le vendredi 20 octobre au Centre de Congrès de Lyon, en présence du public français et de nombreux invités venus du monde entier.
 


Le Prix Lumière a été créé par Thierry Frémaux et Bertrand Tavernier afin de célébrer à Lyon une personnalité du septième art, à l’endroit même où le Cinématographe a été inventé par Louis et Auguste Lumière et où ils ont tourné leur premier film, Sortie d’Usine, en 1895. Parce qu’il faut savoir exprimer notre gratitude envers les artistes qui habitent nos vies, le Prix Lumière est une distinction qui repose sur le temps, la reconnaissance et l’admiration.


 



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