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Une enquête Ifop sur la vie sexuelle des parisiens

le Jeu 5 Jan - 10:35
Aucune étude fiable n'ayant jamais été réalisée auparavant sur les comportements sexuels des Parisiens. Cette étude menée par l'IFOP auprès d'un échantillon représentatif de 2 000 parisiens - soit deux fois plus que pour une étude habituelle - confirme une partie des clichés autour du caractère « avant-gardiste » des habitants de la ville lumière en matière de mœurs : les questions permettant de comparer les résultats des Parisiens avec la moyenne nationale à partir de questions déjà posées à l'ensemble des Français. 
Paris, ville lumière, ville de débauche ?
OBSERVATOIRE CAM4 DE LA VIE SEXUELLE DES PARISIENS 
 
Enquête Ifop / CAM4 auprès des Parisiens
Paris, le 3 janvier 2017Observateur attentif des différentes formes de sexualités, le site de rencontre CAM4 a lancé avec l'Ifop un « Observatoire de la vie sexuelle des Parisiens à l'heure des nouvelles technologies ». Les études locales sur la sexualité étant rares, voire inexistantes, ce dispositif d'envergure réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 2 000 Parisiens repose sur le principe d'une « enquête miroir » qui compare les Parisiens à l'ensemble des Français sur tout un ensemble de questions relatives à leur vie de couple, leurs expériences et leurs pratiques sexuelles. Les premiers résultats de cet observatoire montrent que la capitale constitue, comme toute grande ville, à la fois un refuge des « sexualités minoritaires » (ex : homosexualité, échangisme,...) et le territoire privilégié?? où s'inventent aujourd'hui les modèles sexuels et amoureux de demain.


À PROPOS DE L'ETUDE : Etude Ifop pour CAM4 réalisée auprès d'un échantillon de 2 007 personnes, représentatif de la population parisienne âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification géographique par arrondissement. L'étude a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 16 septembre au 3 octobre 2016 pour l'échantillon de la population parisienne.

[center]

[url=#_ftnref1][1][/url] Source : Résultats issus de l'Enquête Famille et Logements (EFL) de l'Insee associée à l'Enquête annuelle du recensement en 2011. Champ : France métropolitaine, personnes majeures vivant en ménage ordinaire.

LES CHIFFRES CLÉS 
Paris, une ville refuge pour les sexualités minoritaires
1.       Paris constitue un espace privilégié pour les homosexuels : 13% Parisiens se définissent comme gays, soit près du double de l'ensemble des Français (7%)
2.       Chez les hommes, les expériences à caractère « bisexuel » apparaissent aussi beaucoup plus répandues à Paris (27%) que dans le reste du pays (17%).
3.       Les Parisiens sont également trois fois plus nombreux (15%) que la moyenne des Français (5%) à s'être adonnés à l'échangisme.
Paris, une ville de célibataires et de jeunes couples
4.       La proportion de célibataires est nettement plus élevée dans la population adulte vivant dans Paris intra-muros (43%) que dans la population résidant en province (33%)
5.       L'ancienneté de la relation de couple est aussi moins élevée : les « vieux couples » étant deux fois moins nombreux dans la capitale (25%) qu'à l'échelle nationale (41%).
6.       L'infidélité y est également une pratique plus courante, notamment dans la gent masculine : 58% à Paris contre 48% en moyenne à l'échelle nationale.
Des parisiens aux parcours sexuels plus diversifiés que les autres Français
7.       La population parisienne affiche un nombre moyen de partenaire sexuels au cours de la vie quasiment deux fois plus élevé (19) que la moyenne (11).
8.       Paris constitue un environnement propice au ?one night stand? : les deux tiers des hommes (66%) et la moitié des femmes (50%) ont déjà eu un rapport sans lendemain
9.       Dans le cadre de ce genre d'aventures, 44% des hommes et 14% des femmes admettent même avoir déjà fait l'amour avec une personne sans connaître son prénom. 
Les jeunes parisiens et le sexe : des pratiques à risques assez répandues
10.   42% des jeunes de moins de 25 ans et jusqu'à 48% des étudiants admettent avoir déjà eu un rapport sexuel après avoir consommé de la drogue
11.    La fréquentation des « Skins Parties » est aussi un phénomène générationnel : un quart des jeunes de moins de 25 ans (25%) a déjà participé à ce genre de soirée.
12.   Plus répandu à Paris (38%) qu'à l'échelle nationale (22%), le recours à la prostitution y touche aussi plus les jeunes hommes (34%) que dans le reste du pays (11%). 
 
LES PRINCIPAUX ENSEIGNEMENTS 
 
1.      PARIS, UNE VILLE REFUGE POUR LES SEXUALITÉS MINORITAIRES
De manière générale, la contrainte à une sexualité hétérosexuelle et conjugale apparaît beaucoup moins forte dans la capitale que dans le reste du pays.
Paris, un havre de paix pour les gays et lesbiennes
???  Offrant aux homosexuell(e)s un espace préservant leur anonymat tout en leur permettant d'afficher leur identité sexuelle, la capitale abrite une forte proportion d'hommes et de femmes affirmant une part d'homosexualité : 12% de la population parisienne affirme ainsi être « homo » ou « bi », contre 7% en moyenne dans l'ensemble de la population française. 
???  Synonyme de sécurité et de lieux de sociabilité communautaires, Paris constitue un espace émancipateur, notamment pour les homosexuels masculins si l'on en juge par la proportion de Parisiens se définissant comme gays : 13%, contre à peine 7% chez l'ensemble des Français. Au total, à Paris, c'est ainsi près d'un homme sur cinq (19%) qui se dit « homo » ou « bi », soit près du double de la moyenne nationale (11%).  
???  Le fait que cette proportion monte à 23% chez les musulmans vivant à Paris confirme d'ailleurs l'idée selon laquelle la capitale constitue une échappatoire pour certains gays. En effet, la ville leur permet d'échapper aux espaces dominés par la norme hétérosexuelle mais aussi à l'homophobie qui peut exister dans certaines villes de banlieue, souvent perçues comme véritables « no gay's land » pour les homosexuels.
Un terrain propice aux expérimentations bisexuelles 
???  Quelle que soit l'identité sexuelle affichée par les Parisiens et les Parisiennes, les expériences sexuelles à caractère « bisexuel » apparaissent beaucoup plus répandues à Paris que dans le reste du pays : plus d'un homme sur quatre (27%) y admet avoir déjà eu un rapport sexuel avec un autre homme, soit une proportion presque deux fois plus élevée que celle observée à l'échelle nationale (17%). 
???  De même, si à peine 5% des Parisiennes se définissent comme « bi » ou « lesbiennes » (contre 3% à l'échelle nationale), elles sont trois fois plus nombreuses à déclarer avoir déjà fait l'amour avec une autre femme : 14%, contre 9% en moyenne dans l'ensemble de la population métropolitaine de sexe féminin.
Echangisme, triolisme, orgies... Des formes de sexualité collectives plus répandues que dans le reste du pays
???  Les Parisiens apparaissent aussi plus affranchis que la moyenne à l'égard des codes traditionnels de la sexualité imposant le principe d'exclusivité sexuelle entre partenaires. Ainsi, un Parisien sur six (18%) a déjà fréquenté un lieu échangiste (contre 7% en moyenne dans le pays) et 16% d'entre eux y ont eu des rapports sexuels, soit une proportion trois fois plus élevée que ce que l'on peut observer chez l'ensemble des Français (6%). 
???  Les Parisiens sont trois fois plus nombreux (15%) que la moyenne des Français (5%) à s'être adonnés à l'échangisme au sens strict, c'est-à-dire à avoir échangé des partenaires entre couples. Impliquant souvent un couple et un troisième partenaire, le « triolisme » constitue quant à lui une forme de sexualité collective un peu spéciale qui a elle aussi un nombre d'adeptes beaucoup plus élevé à Paris (29%) qu'à échelle nationale (16%).
???  Si l'orgie ne s'inscrit pas exactement dans le même cadre que l'échangisme - car on y participe pas forcément en couple -, cette forme extrême de sexualité de groupe compte elle aussi beaucoup plus d'amateurs dans la capitale (22%) que dans l'ensemble du pays (8%) :  la proportion de personnes ayant déjà fait l'amour avec plus de trois partenaires en même temps étant particulièrement élevée chez les étudiants (32%) et les homosexuels (54%). 
 
2.      PARIS, UNE VILLE DE CELIBATAIRES ET DE JEUNES COUPLES
La situation conjugale des Parisiens diffère sensiblement de celle du reste du pays
???  La proportion de célibataires est nettement plus élevée dans la population adulte vivant dans Paris intra-muros (43%) que dans la population résidant en province (33%) ou dans les autres communes d'Île-de-France (35% [1]). 
???  L'écart avec le reste du pays est particulièrement net pour les femmes : près d'une Parisienne sur deux est actuellement célibataire (50%), contre un peu plus d'une Française sur trois (36%). 
Pourquoi ?
Ce célibat féminin est à lier à la structure même de la population parisienne, caractérisée à la fois par une surreprésentation des strates de la population où l'on compte le plus de personnes seules (ex : étudiantes, jeunes actives, divorcées, veuves...) et des femmes actives ou "CSP+"  (ex : chefs d'entreprise, cadres, professions intellectuelles...) dont le niveau de vie et l'indépendance peuvent freiner les ardeurs des conjoints potentiels. On y observe aussi une moindre influence des institutions sociales (ex : famille, Eglise, entourage...) qui, dans les petites villes ou les campagnes, peuvent exercer une certaine pression sur les femmes qui ne se marient pas ou qui n'ont pas d'enfants après un certain âge.
  Des couples moins nombreux et plus « jeunes » que dans le reste du pays
???  Les particularités de la population parisienne - notamment le poids des jeunes et des étudiants - se traduisent aussi par des modes de cohabitation plus « souples » : la proportion de Parisiens ne cohabitant pas sous le même toit étant quatre fois plus forte (12%) que la moyenne nationale (3%). 
???  De même, les personnes en couple à Paris se distinguent par le fait qu'elles sont davantage en union libre (35%) que dans le reste de l'Ile-de-France (24%) et qu'en province (22%). 
???  Il est vrai que l'ancienneté de la relation de couple est moins élevée chez les personnes en couple à Paris que dans le reste du pays : un quart des personnes actuellement en couple (25%) le sont depuis moins de trois ans, contre à peine 15% chez l'ensemble des Français.  A l'inverse, les « vieux couples » - c'est-à-dire ceux de plus de 20 ans - sont quasiment deux fois moins nombreux dans la capitale (25%) qu'à l'échelle nationale (41%). 
Des Parisiens plus « volages » que l'ensemble des Français 
???  Les spécificités des couples parisiens (cohabitation sous le même toit moins fréquente, mariage moins répandu, mise en couple plus récente...) ne sont sans doute pas étrangères au fait que les différentes formes de comportements extra-conjugaux y sont plus répandues : deux hommes sur trois (65%) et une femme sur deux (49%) admettent y avoir déjà embrassé une autre personne que celle avec laquelle ils/elles étaient en couple.
???  De même, la proportion de personnes ayant déjà couché avec une autre personne que leur partenaire est sensiblement plus élevée dans la population parisienne (46%) que dans le reste du pays (40%), notamment dans la gent masculine (58% à Paris contre 48% en moyenne à l'échelle nationale). 
 Pourquoi ?
Offrant nombre de possibilités de rencontre tout en garantissant à la fois un certain anonymat et une grande liberté d'action, Paris constitue le terreau idéal pour les adeptes de l'infidélité. Mais ce niveau d'extra-conjugalité s'explique aussi par la sociologie de la population parisienne, caractérisée par une surreprésentation des personnes qui cumulent capitaux culturels, ressources économiques et forte sociabilité professionnelle. Or, les milieux professionnels impliquant une forte mobilité ou des rencontres fréquentes (commerçants, cadres et professions intellectuelles,..) favorisent généralement un renouvellement des partenaires plus élevé que lorsque le milieu professionnel présente peu de possibilités de rencontres.
 
3.      DES PARISIENS AUX PARCOURS SEXUELS PLUS DIVERSIFIÉS QUE LES AUTRES FRANCAIS
Une plus grande diversité des biographies et trajectoires sexuelles 
???  La population parisienne affiche un nombre moyen de partenaire sexuels au cours de la vie quasiment deux fois plus élevé (19 partenaires) que ce que l'on observe en moyenne dans l'ensemble de la population française (11 partenaires). Cette différence est particulièrement nette chez les hommes : ils affichent 26 partenaires en moyenne à Paris, contre 17 dans l'ensemble du pays.
???  Il faut dire que les trajectoires de vie apparaissent moins "monogames" dans la capitale que dans le reste du pays : à peine 11% des Parisiennes n'ont eu qu'un partenaire au cours de sa vie, soit deux fois moins que la moyenne des Françaises (20%). A l'inverse, près de la moitié des hommes (44%) déclare avoir fait l'amour avec plus de 10 partenaires au cours de leur vie, contre à peine plus d'un quart des Français (28%).
Pourquoi ?
La densité d'une métropole offre toujours plus d'opportunités de rencontres, ce qui va de pair avec un renouvellement des partenaires plus important. L'anonymat offert par une grande ville se traduit aussi par un moindre contrôle social de l'entourage sur les comportements sexuels des individus et notamment des femmes : celles-ci pouvant multiplier les contacts sexuels à l'extérieur de leurs cercles de connaissances, sans risquer d'être victimes du stigmate de la « fille facile ». Enfin, la surreprésentation à Paris des minorités sexuellement très actives (ex : gays, échangistes,...) tend naturellement à faire augmenter la moyenne de l'ensemble de la population en la matière. 
Une progression du multi-partenariat simultané 
???  Cette diversité des trajectoires sexuelles s'explique aussi par le fait qu'une proportion non négligeable de la population parisienne ne se limite plus qu'à un seul partenaire. En effet, 9% des Parisiens déclarent avoir actuellement au moins deux partenaires en même temps, soit une proportion en légère hausse en l'espace de 10 ans (+ 2 points par rapport à une enquête réalisée par l'Ifop en 2006). 
???  Toutefois, le multi-partenariat simultané reste une pratique essentiellement masculine (15% des hommes contre 4% des femmes), qui touche particulièrement les minorités sexuelles (20% chez les homosexuels et 17% chez les bisexuels, contre 8% chez les hétérosexuels) et les étudiants (15%).
Paris, un terreau idéal aux « coups d'un soir »
???  Cette diversité tient aussi au fait que Paris constitue un environnement propice à l'expression d'un modèle de ?sexe sans lendemain?. A Paris, les deux tiers des hommes (66%) et la moitié des femmes (50%) ont ainsi déjà eu un rapport sans lendemain au cours de leur vie. Et ce genre d'expérience y est très fréquent : 44% des Parisiens et 23% des Parisiennes le font régulièrement, contre 31% des Français et 16% des Françaises.
???  Dans le cadre de ces aventures d'un soir, 44% des hommes et 14% des femmes admettent même avoir déjà fait l'amour avec quelqu'un sans en connaître le prénom. A noter que chez les femmes, ce genre d'expérience est particulièrement répandu chez les jeunes : 19% chez les filles de moins de 25 ans, 21% chez les étudiantes.
???  On observe donc à Paris plus qu'ailleurs la pratique du "sexe sans lendemain" comme un choix de vie transgressif, centré sur le plaisir et l'épanouissement sexuels plutôt que sur les contraintes du couple bourgeois. Il faut dire qu'à la différence des habitants des petites villes ou des campagnes, les Parisiens peuvent se soustraire aisément au regard et au contrôle social de leur entourage. Comme toute grande métropole, la capitale participe donc à la diffusion de nouveaux scripts culturels dans lesquels la sexualité est fortement dissociée de la conjugalité. 
 
4.      LES JEUNES PARISIENS ET LE SEXE : DES PRATIQUES À RISQUE ASSEZ RÉPANDUES
Des expériences sexuelles sous stupéfiants assez fréquentes chez les jeunes parisiens
???  Si les expériences sexuelles sous l'emprise de la drogue sont relativement limitées dans l'ensemble de la population parisienne (27% en moyenne), elles semblent très répandues chez les jeunes. En effet, à Paris, 42% des jeunes de moins de 25 ans (48% chez les garçons, 39% chez les filles) et jusqu'à 48% des étudiants admettent avoir déjà eu un rapport sexuel après avoir consommé de la drogue.
???  En analysant plus finement les résultats, on observe que cette pratique à risque décroît nettement avec le niveau de revenu des personnes interrogées - elle est deux fois plus répandue dans les catégories « pauvres » (40%) que dans les catégories aisées (22%) - tout en atteignant des sommets chez les homosexuels ou bisexuels (38%, contre 25% chez les hétérosexuels). 
???  La fréquentation des « Skins Parties » ou des soirées qui s'en inspirent (ex : soirées « SAD : Sexe, Alcool, Drogue ») constitue elle aussi un phénomène générationnel : un quart des jeunes de moins de 25 ans (25%) et plus d'un tiers des étudiants parisiens (35%) déclarent avoir déjà participé à ce genre de soirée.
Des jeunes parisiens particulièrement adeptes du sexe dans les lieux publics ou les établissements scolaires
???  Ne disposant pas toujours d'espaces propres pour se livrer à des jeux de séduction ou à des jeux sexuels, les jeunes parisiens apparaissent aussi de grands adeptes du sexe dans les lieux publics. Malgré les risques potentiels, près de la moitié des jeunes parisiens (44% des moins de 25 ans, 52% des étudiants) déclarent ainsi s'être déjà livrés à des jeux ou des ébats sexuels dans des lieux publics.
???  L'école est quant à elle loin d'être un sanctuaire : près d'un tiers des jeunes de moins de 25 ans (30%) - et jusqu'à 41% des jeunes actuellement en cours d'étude - admettent s'être déjà livrés à des jeux ou des ébats sexuels dans un établissement scolaire (ex : lycée, université). Et sur ce point aussi, ce sont les individus des milieux les plus modestes qui sont surreprésentés parmi les Parisiens s'étant déjà livrés à ce genre de pratique.
???  Enfin, si l'ensemble de la population parisienne ne semble pas particulièrement adepte des jeux ou des ébats sexuels dans les transports en commun (20% en moyenne), les jeunes (26% de moins de 25 ans) et notamment les étudiants (36%) s'y adonnent beaucoup plus que la moyenne.
A Paris, le recours à la prostitution est loin d'être l'apanage des personnes âgées 
???  Compte tenu de la quantité de services sexuels proposés de la capitale, le recours à la prostitution est, assez logiquement, une expérience beaucoup plus répandue dans la population masculine à Paris (38%) qu'à l'échelle nationale (22%).
???  Toutefois, contrairement à ce qu'on observe chez l'ensemble des Français, l'achat de services sexuels n'y est pas l'apanage des personnes âgées. En effet, alors qu'à l'échelle nationale, le recours à la prostitution est beaucoup plus répandu chez les seniors (26%) que chez les jeunes de moins de 25 ans (11%), ce n'est pas le cas à Paris où on note peu d'écarts entre les jeunes de moins de 35 ans (38%) et les personnes de 60 ans et plus (39%). 
???  Sans doute plus qu'ailleurs, l'achat de services sexuels constitue à Paris une alternative pour les catégories de la population masculine les moins insérées dans le marché sexuel, en premier lieu desquelles les hommes appartenant aux catégories populaires (47% chez les ouvriers et les employés, 43% chez les hommes  aux revenus les plus modestes) ou de confession musulmane (65%).
 
LE POINT DE VUE DE L'IFOP
Constituant un espace où la sexualité est moins contrôlée et où la transgression des interdits est beaucoup moins sanctionnée, la métropole parisienne apparaît clairement comme un lieu d'émancipation et de liberté privilégiés, le territoire de la liberté sexuelle par excellence. Au regard des résultats de l'enquête, la capitale apparaît ainsi comme un véritable refuge pour les « sexualités minoritaires » en premier lieu desquels les homosexuels mais aussi les adeptes des formes de sexualité sortant du cadre conjugal classique.
Plus largement, Paris apparaît, comme toute grande ville, comme un lieu où se déploient aujourd'hui les codes sexuels et amoureux de demain. Offrant des possibilités de rencontres accrues dans le cadre d'un espace garantissant à la fois l'anonymat et une grande liberté d'action, la capitale constitue en effet un terrain propice au développement d'un modèle de « sexualité récréative » dans laquelle sexualité et affectivité sont souvent dissociées.
Allant de pair avec un renouvellement important des partenaires, cette tendance ne se développe toutefois pas sans fragiliser les couples - qui apparaissent  moins stables et plus friables que dans le reste du pays  - ni accroître les pratiques à risques observées chez les jeunes telles que les expériences sexuelles à plusieurs, sous stupéfiants ou dans les lieux publics.
 
François KRAUS, directeur du pôle Politique / Actualité à l'Ifop
IMPORTANT : Si vous citez cette étude, merci de vous conformer à la loi du 25 avril 2016 qui impose de citer le nom de l'institut de sondage, le nom et la qualité du commanditaire, le nombre des personnes interrogées ainsi que les dates auxquelles il a été procédé aux interrogations. L'Ifop rappelle que « le fait de publier ou laisser publier, diffuser ou laisser diffuser un sondage en violation de la présente loi et des textes réglementaires applicables » est désormais puni d'une amende de 75 000 €.


CONTACTS PRESSE :     
IFOP | François KRAUS | 01 72 34 94 64  | francois.kraus@ifop.com     
CAM4.fr | Christophe SORET | 06 22 82 40 02 | ousermatrera@yahoo.fr
 



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